[31/08/2008 par ChrisToF] Project Reality est un mod pour le jeu d'Electronic Arts : Battlefield 2. Cela ne vous dit probablement rien, mais ceux qui connaissent, sont fiers de pouvoir y jouer, bien que le jeu commence à dater. Ce projet « Reality » a vu le jour en Juillet 2004. Il a été créé avec la ferme intention d'augmenter le niveau de réalisme lors des parties. De nombreuses versions se sont succédées au cours de ces dernières années, les développeurs assurant un important suivi, et apportant son lot de nouveautés et d'innovations. A l'heure où Univers-games écrit, le mod est dans sa version 0.61, pèse tout de même 1,8 Go et 160 Mo en plus avec la mise à jour, et requiert le dernier patch 1.41 de Battlefield 2.
La guerre... la vraie...
A l'instar du jeu original, Project Reality nous plonge au coeur de conflits mettant en jeu les forces Américaines et Britanniques face aux troupes Chinoises, la Coalition du Moyen-Orient, ainsi que les insurgés rebelles. Mais là où le mod prend toute son ampleur, et s'écarte du côté « arcade » de Battlefield 2, c'est au niveau de son immersion et du réalisme des affrontements.
L'équipe de développeurs a mis en place un gameplay intelligent qui impose au joueur un esprit de coopération avec ses alliés. Finis les raids solo d'un pilote surentraîné qui s'amuse à massacrer tout ce qu'il aperçoit au sol. Dans Project Reality, l'accent a été mis sur l'infanterie. Et quand on vous dit que jouer le loup solitaire n'est pas la meilleure solution, vous comprendrez vite pourquoi.
Tout d'abord, contrairement à Battlefield 2, une seule balle bien placée suffit à vous mettre à terre. Si ce n'est pas le cas, une sympathique hémorragie se déclenche et si vous n'avez pas de bandages ou autres trousses de soins sur vous ou à proximité, votre vision devient floue, votre respiration haletante, et c'est la mort.
Mais restons sur le côté réaliste du mod pour le moment. Les véhicules ont reçu un petit lifting, que ce soit dans leur comportement, ainsi que dans leur résistance. En effet, un blindé est très vulnérable face à un lance-roquette, surtout si l'on est au courant que le blindage arrière est faible. Même chose pour les avions ou les hélicoptères en très faible quantité sur toute une partie. D'ailleurs tout le monde ne peut pas piloter ce genre d'engins, mais ce point là sera développé plus tard.
Les maps bien pensées confortent ce sentiment de réalisme. On retrouve des environnements riches et variés allant du désert sableux sans véritable couverture aux yeux de l'ennemi, à la jungle dense, où voir à plus de 20 mètres est déjà un exploit, en passant bien entendu par les inévitables cartes urbaines où les réflexes sont mis à rude épreuve... Pas moins de 19 maps sont de la partie, dont certaines plus ou moins remixées, de quoi passer de nombreuses heures pour en faire le tour.
Le commandant de chaque armée a désormais un rôle important sur le champ de bataille. Ses actions ne se restreignent plus à balancer par-ci par-là des munitions ou des tirs d'artillerie. S'ajoute à cela, la possibilité de déployer, à l'aide des autres soldats, des équipements comme de la défense anti-aérienne, des murs de sacs de sable, ou encore des fils de barbelés pour empêcher l'infanterie ennemie de progresser à son aise. Très important aussi pour éviter les zones de réapparition trop lointaines des combats, il peut construire des bunkers permettant le ravitaillement allié et le respawn.
On retrouve enfin une interface de jeu sans viseur, et par conséquent il est plus que recommandé d'utiliser « l'iron sight » (mettre l'arme à l'épaule) pour une bien meilleure précision. Pour renforcer encore un peu l'immersion, on remarque l'absence de barre de vie, de messages annonçants si oui ou non votre tir a fait mouche, et du nombre de balles restantes dans le chargeur. Mais cela ne vous fait pas peur je suppose.
Innovations et gameplay
Project Reality est aussi l'occasion de s'apercevoir que les développeurs du mod ne sont pas à cours d'idées et ont réussi à utiliser les points forts de Battlefield 2 pour les exploiter encore un peu plus.
Premier exemple, la possibilité de réapparaître autre part que sur une zone de capture. Dans le jeu original, le joueur appartenant à un groupe peut reprendre vie à côté de son leader si ce dernier est en vie. Mais dans Project Reality, ça ne s'arrête pas là. En effet, il existe ce qu'on appelle des « rally points ». Pas d'inquiétudes, rien de bien compliqué derrière cette expression un peu tordue il est vrai. Cela correspond en réalité à un point de réapparition que seul le leader du groupe peut poser sur le terrain. Il ressemble à un gros sac où les membres de l'escouade peuvent donc « respawner », sans devoir marcher de longues minutes pour retrouver leur unité. Mais ce n'est pas aussi simple que ça en a l'air pour l'implanter sur le champ de bataille. Un « rally point » est présent dans la base principale permettant ainsi aux leaders de groupe en particulier, de prendre un « kit » (par défaut, touche T, puis Request Kit, et enfin touche G pour ramasser). Et oui encore une nouveauté.
Les kits sont des éléments primordiaux du mod. Contrairement à Battlefield 2, il est impossible de choisir certaines classes en début de partie. Cependant, on peut choisir librement d'être « Medic », « Force Spéciale »... et autres dérivés selon l'armée choisie. C'est le cas pour les classes « Sniper », « Soutien » ou encore « Antichar ». Le kit est alors le seul moyen pour se procurer les armes et facultés « spéciales ». Si vous êtes un peu perdu, voici un récapitulatif des kits disponibles, qui, rappelons-le s'obtiennent à partir d'un rally point, et depuis les bunkers installés par le commandant.
* Anti-Air : Efficace contre les véhicules aériens
* Sniper : Contrairement à Battlefield 2, le sniper est redoutable, et ne laisse aucune chance à l'infanterie à découvert
* Marksman : Équipé d'un fusil semi-automatique à lunette
* Support : Dispose d'une mitrailleuse lourde utilisée principalement pour les tirs de couverture. Permet aussi de distribuer un sac de munitions sur le champ de bataille
* Grenadier : Fusil d'assaut équipé d'un lance-grenade
* Heavy AT : Efficace contre les véhicules blindés lourds
* Light AT : Efficace contre les véhicules blindés légers
* Crewman : Donne la possibilité au joueur de piloter toute sorte de véhicules terrestres (impossible à faire sans ce kit)
* Pilot : Obligatoire pour piloter les hélicoptères et avions de combat
* Officer : Seuls les commandants et les les chefs de groupe peuvent se le procurer. Il permet alors de placer des rally points
Attention, tous ces kits à l'exception de l'« officer » sont limités en nombre.
Revenons désormais sur nos « rally points ». Le leader du groupe ne peut pas le placer n'importe où. Il doit avant tout posséder le kit « officer », mais aussi être accompagné d'au moins trois membres d'unité, et enfin être à plus de 100 mètres d'un point de contrôle. A partir de là, sa position est libre. Mais apprenez à le cacher intelligemment car l'ennemi peut le détruire.
Modes de jeu et armées
Parlons à présent des modes de jeu disponibles. Ils sont au nombre de trois, dont un ressemblant à celui de Battlefield 2, avec cependant, une toute petite nuance.
* Advance and Secure : Les deux équipes doivent capturer les points de contrôle disséminés sur toute la carte, mais il faut le réaliser dans un ordre précis indiqué. Chaque camp a donc toujours un ou deux points à défendre seulement, et aussi à attaquer. Il est donc impossible de prendre n'importe quel drapeau. Ce système est bien pensé car sur de grandes maps, il diminue considérablement la zone de combats aux points clés du moment. Cette zone se déplaçant alors au fur et à mesure, vers d'autres points de contrôle. Les tickets permettant la réapparition sont toujours de la partie, et si une équipe venait à voir son ratio à zéro, c'est la défaite.
* Insurgency : Il ressemble à un mode objectif que l'on peut trouver un peu partout dans les FPS. Les soldats alliés doivent trouver et détruire les cachettes d'armes appartenant aux insurgés, qui doivent bien entendu les défendre. Les alliés ont besoin de recueillir des informations sur l'emplacement des objectifs. Pour cela, une zone approximative d'une première cachette est montrée au début du round. A partir de là, les joueurs peuvent chercher les armes en comptant sur leur chance, ou alors plus intelligent, ils récoltent des points (appelés «Intelligence Points» ou IP) indiquants un nouvel objectif durant soixante secondes. Ces points s'obtiennent en tuant ou en arrêtant (par un coup de couteau en réalité) les insurgés, sachant que capturer rapporte plus de points à l'équipe. Attention, tuer un civil (que nous verrons plus tard) en fait perdre. L'issue du conflit arrive lorsque les alliés ont détruits toutes les caches (jusqu'à dix parfois), ou bien en réduisant le nombre de tickets des insurgés à zéro. Ces derniers remportent le match si, une fois le temps imparti, au moins deux cachettes d'armes sont encore en état, ou encore une fois en vidant la quantité de tickets ennemis.
* Extraction : Un mode copié de Counter Strike. Les alliés ont pour objectif d'escorter un VIP (rôle endossé par un joueur) qui possède un kit spécial ou une voiture noire, en moins de trente minutes au point d'extraction. Les insurgés doivent empêcher à tout prix le précieux joueur d'arriver en vie. Là encore les tickets sont de la partie, et tuer le VIP accélère fortement sa chute.
Pour terminer cette présentation, un petit détour par les forces armées présentes. Comme l'équipe Univers-consoles l'a indiquée plus haut, on retrouve celles présentes dans Battlefield 2, mais aussi deux nouvelles dont une, beaucoup utilisée comme vous avez pu le constater dans les différents modes de jeu : la Milice et les Insurgés. La première nommée a des caractéristiques proches de celles des autres armées, mais du matériel moins performant. En revanche les Insurgés ont un vieil équipement, et la plus faible puissance de feu. Mais ils se démarquent des autres avec une classe « Civil ». Les joueurs optant pour cette solution ne sont pas armés à l'exception de pierres, et ne peuvent pas capturer des points de contrôle. Par contre, les abattre est absolument déconseillé. En effet, tuer un civil, signifie donner des tickets en plus aux insurgés, mais aussi en faire perdre à sa propre équipe. Il réapparaît au bout de seulement 10 secondes, tandis que pour tous les autres soldats, c'est 45 secondes. Attention quand même car il peut se faire arrêter (par un simple coup de couteau), et alors, apporter des points à l'équipe adverse. Le civil n'est pas aussi inutile qu'il n'en a l'air car il possède un grappin permettant aux autres joueurs de se rendre sur des positions à priori impossibles à atteindre, et ses jumelles servent à indiquer les positions ennemies sur la carte.
Conclusion
Project Reality est un mod qui joue la carte du réalisme. Les joueurs blasés par le côté plutôt arcade de Battlefield 2 seront ravis d'y goûter. En gardant tout ce qui a fait le succès du jeu original, en y ajoutant une bonne dose de réalisme, nos développeurs en herbe ont mis la barre très haute. Et quand on pense qu'un mod Forgotten Hope 2 sur la seconde guerre mondiale est en construction depuis quelques temps déjà, Battlefield 2 n'est pas près de s'éteindre, et tout ça grâce à ses modifications.
21/08/2008 Moins d'un an après la sortie de l'excellent Crysis, le second épisode pointe d'ores et déjà le bout de ses pixels pour une sortie prévue cet automne. Les studios de Crytek sont fi (...)
ARTICLE SUIVANT
>
Festival du Jeu Vidéo 2009
18/09/2009 C'est par une triste matinée de septembre qu'une petite foule de gens s'était amassée devant le Hall 4 du parc des expositions, à la porte de Versailles à Paris. Nous sommes le jeu (...)
Darkest of Days
Dans Darkest of Days, vous êtes envoyé dans diverses époques pour sauver des innocents d'événements terribles